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Comment un chiropraticien aide à garder «une autre ambulance sur la route»

Auteur: Nicole Taylor Date: Apr 6, 2021 Blogue
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L’ambulancière paramédicale Marivic Luchico a mal au dos. Elle a répondu à six appels d’urgence 911 jusqu’à présent pendant son quart de 12 heures – soit plus que sa charge normale de quatre ou cinq appels. Le poids du travail se fait sentir.

Elle se dirige maintenant vers son septième et dernier appel de la journée à Richmond Hill, en Ontario. Il provient d’un petit immeuble d’appartements sans ascenseur. Marivic et son partenaire laissent la civière au rez-de-chaussée et transportent une « chaise pour escalier » spécialisée – qui ne pèse que 14 kg comparativement aux 45 kg de la civière – jusqu’au troisième étage où se trouve leur patient. Marivic redoute que ce patient, qui présente des difficultés respiratoires, soit atteint de la COVID-19. Elle vérifie que son masque est bien ajusté et que sa visière est en place avant d’entrer. Après avoir évalué le patient, Marivic et son partenaire le soulèvent et le déposent sur la chaise pour escalier – un poids supplémentaire de 90 kg –, puis le descendent jusqu’au rez-de-chaussée où ils l’étendent sur la civière. À leur arrivée à l’hôpital, Marivic transporte le patient et le soulève pour l’installer dans un lit.

Marivic-Luchico-in-an-ambulance
L’ambulancière paramédicale Marivic Luchico dans une ambulance


Ce n’est qu’un aperçu de tout ce que peut vivre Marivic dans une journée de travail de 12 heures. Tout au long de son quart, elle se penche, s’agenouille, soulève et tourne des patients. Résultat? Des douleurs lombaires chroniques.

« Environ deux ans après avoir commencé comme ambulancière paramédicale, dit-elle, je me suis mise à souffrir de douleurs sciatiques à cause de tous ces mouvements. Comme la massothérapie ne suffisait plus, j’ai cherché d’autres façons de gérer les symptômes. Mon chiropraticien a complètement changé la donne.»

Ce chiropraticien, c’est le Dr Adrian Chow. Il traite de nombreux travailleurs de première ligne – infirmiers et infirmières, médecins et membres du personnel de soutien. Et il a observé une tendance à la hausse des niveaux de douleur, qu’il attribue au moins en partie au stress mental additionnel qu’éprouvent ces travailleurs en période de pandémie.

Dr Adrian Chow
Dr Adrian Chow


« Je constate que le stress mental et le stress physique sont étroitement liés, souligne le Dr Chow. Des travailleurs de première ligne tombent d’épuisement. Ils font des doubles quarts de travail en raison de leurs collègues en quarantaine, dans un contexte où les ressources sont limitées. Et ils doivent composer avec un nombre accru de patients vraiment malades. Tout cela pèse sur leur santé mentale et physique. »

Le Dr Chow publie des vidéos d’exercices et d’étirements sur son compte Instagram pour aider ses patients et le public.

 
 
 
 
 
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Selon Marivic, les ambulanciers paramédicaux prennent en charge un plus grand nombre de patients alors que les volumes d’appels augmentent et que des collègues doivent se placer en isolement ou prendre des congés de maladie en raison du stress. Elle croit aussi que certains patients attendent d’avoir des symptômes graves avant de composer le 911, car ils craignent de se retrouver à l’hôpital en pleine pandémie de COVID-19. Près de la moitié de ses appels proviennent de patients qui ont de la difficulté à respirer et présentent des symptômes grippaux, et dont les résultats au test de dépistage de la COVID-19 s’avèrent souvent positifs. Cela a fini par atteindre Marivic et lui causer des céphalées de tension et des douleurs lombaires.

«Au début de la pandémie, quand tout était fermé, je prenais beaucoup plus de comprimés Advil et Tylenol Mal de dos. C’était tout ce que j’avais pour me soulager. Depuis que je peux revoir le Dr Chow, j’en ai moins besoin. Cela fait toute la différence. Je garde tout mon stress dans ma posture, et il m’aide à relâcher cette tension.»

Marivic est reconnaissante au Dr Chow pour son expertise, qui l’aide à rester mobile et en bonne santé. «Je peux continuer à travailler, car je n’ai plus de maux de tête lancinants jour après jour. Et cela fait en sorte qu’on peut garder une autre ambulance sur la route.»

Marivic with her husband and dog
Marivic avec son mari et son chien

Dr. Chow with his wife and son

De nouvelles tendances

En cette période de pandémie, marquée par la fermeture de sa clinique et l’arrivée d’un nouveau membre dans sa famille, le Dr Chow a commencé à remarquer un changement dans la démographie de ses patients, plus précisément un afflux de personnes plus jeunes, dans la vingtaine et la trentaine.

Il attribue ce phénomène au fait que bon nombre de ces nouveaux patients avaient l’habitude de se déplacer plusieurs heures par jour pour aller à l’école et au travail et en revenir. Maintenant qu’ils travaillent principalement à la maison, ils ont plus de temps pour demander des soins près de chez eux. « Cela fait du bien de traiter des plus jeunes. Je peux facilement me mettre à leur place. » 

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