Home / Centre des médias / La Dre Ayla Azad prend la parole devant le Comité HUMA au nom de l’Association chiropratique canadienne

La Dre Ayla Azad prend la parole devant le Comité HUMA au nom de l’Association chiropratique canadienne

Toronto, Ontario – 12 février 2026 – Le 12 février, la Dre Ayla Azad s’est exprimée devant le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences et du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA) pour signaler que le projet de loi C-15 pourrait involontairement réduire l’accès des patients aux soins en limitant l’aide financière fédérale accordée aux étudiants en chiropratique qui étudient à l’étranger et en excluant les chiropraticiens du programme d’exonération de remboursement du prêt d’étude. La Dre Azad a préconisé une solution pratique et axée sur les patients : maintenir l’aide financière fédérale accordée aux étudiants en chiropratique et étendre le programme d’exonération de remboursement du prêt d’études aux chiropraticiens exerçant au Canada, quel que soit leur lieu de formation, pourvu que celle-ci soit accréditée. Lisez sa déclaration ci-dessous :

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Comité,

Je vous remercie de me donner l’occasion de m’adresser à vous aujourd’hui.

Je m’appelle Ayla Azad. Je suis chiropraticienne depuis 30 ans et je suis directrice générale de l’Association chiropratique canadienne. Aujourd’hui, je m’exprime au nom de l’ACC, qui représente plus de 9 000 docteurs en chiropratique partout au Canada, et surtout, au nom des millions de Canadiens qui souffrent de douleurs, d’une mobilité réduite et d’un handicap physique et qui dépendent de l’accès à des soins musculosquelettiques pour vivre et travailler.

Chaque année, 4,7 millions de Canadiens consultent un chiropraticien : des personnes âgées qui souhaitent conserver leur autonomie, des parents qui exercent des professions physiquement exigeantes ou des personnes souffrant de douleurs chroniques ou de blessures qui souhaitent simplement rester actives, conserver leur emploi et s’impliquer dans leur communauté.

Les chiropraticiens sont des prestataires de soins de santé de première ligne, formés pour diagnostiquer les troubles musculosquelettiques et les traiter sans médicaments à l’aide de thérapies manuelles non invasives, exemptes de médicaments et fondées sur des données probantes. Pour de nombreux patients, l’accès aux soins chiropratiques fait la différence entre être fonctionnel et ne pas l’être.

Aujourd’hui, nous sommes ici pour discuter de l’article 573 du projet de loi C-15 et des conséquences imprévues que ces dispositions pourraient avoir sur l’accès des patients, en particulier dans les communautés rurales, nordiques et mal desservies.

Le Canada fait face à un important goulot d’étranglement en matière de formation en chiropratique. Il n’existe que deux programmes de formation en chiropratique dans tout le pays : l’un en anglais au Canadian Memorial Chiropractic College de Toronto et l’autre en français à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Ces deux programmes ne suffisent pas à répondre aux besoins en effectif d’un pays de cette taille. Par conséquent, environ 30 % des chiropraticiens canadiens suivent leur formation aux États-Unis ou à l’étranger, dans des établissements dûment accrédités. Ces personnes n’essaient pas d’échapper au système canadien. Elles tentent plutôt de répondre aux besoins des Canadiens en matière de santé.

Dans sa version actuelle, le projet de loi C-15 risque de priver d’aide financière fédérale les étudiants qui doivent étudier à l’étranger dans des établissements privés ou à but lucratif, même s’ils reviennent au Canada pour exercer leur profession et soigner des patients canadiens. Les chiropraticiens sont également exclus du programme canadien d’exonération de remboursement du prêt d’études, alors qu’ils fournissent des soins essentiels dans des collectivités qui en ont grandement besoin.

Si ces obstacles persistent, ce sont les patients qui en feront les frais. Le Canada connaît déjà une grave crise des ressources humaines dans le secteur de la santé : de nombreuses personnes n’ont pas accès aux soins et doivent attendre longtemps avant de recevoir un traitement approprié.

D’un point de vue fiscal, le maintien de l’accès à l’aide financière aux étudiants et au programme d’exonération de remboursement du prêt d’études pour les chiropraticiens est un choix politique peu coûteux qui permet d’éviter des dépenses supérieures en aval pour les soins d’urgence, les aides aux personnes handicapées et le remplacement du revenu à long terme.

Dans les collectivités rurales et isolées, les chiropraticiens sont souvent les seuls prestataires accessibles pour le traitement de la douleur et des problèmes de mobilité. Lorsque la dette étudiante empêche financièrement les chiropraticiens d’exercer dans ces régions, la prise en charge est retardée, voire complètement supprimée. La douleur s’aggrave. L’invalidité augmente. Les gens quittent le marché du travail. Dans de nombreux cas, les médicaments tels que les opioïdes deviennent la solution par défaut, non par choix, mais par manque d’accès à des soins pratiques et non pharmacologiques.

Le programme d’exonération de remboursement du prêt d’études et le maintien de l’accès au Programme canadien d’aide financière aux étudiants peuvent influencer la décision d’un chiropraticien de rester dans une collectivité ou de ne jamais y revenir. Pour les patients, ces programmes peuvent faire la différence entre l’autonomie et l’invalidité.

Il ne s’agit pas de soutenir une profession.

Il s’agit de soutenir les patients.

Il s’agit de veiller à ce que les Canadiens, quel que soit leur lieu de résidence, puissent bénéficier de soins rapides et non invasifs qui leur permettent de rester mobiles, actifs et investis dans leur communauté.

L’Association chiropratique canadienne demande une solution pratique et ciblée : garantir aux étudiants en chiropratique l’accès au Programme canadien d’aide financière aux étudiants et permettre aux diplômés de bénéficier du programme d’exonération de remboursement du prêt d’études lorsqu’ils exercent au Canada, quel que soit leur lieu de formation, à condition que celle-ci soit accréditée.

Il s’agit d’un problème d’effectif.

Il s’agit d’un problème d’accès.

Et surtout, il s’agit d’un problème pour les patients.

Je vous remercie de votre temps. Je répondrai volontiers à vos questions.

À propos de l’Association chiropratique canadienne (ACC)

L’Association chiropratique canadienne représente plus de 8 000 docteurs en chiropratique du Canada qui traitent et gèrent les affections musculosquelettiques ayant un impact sur la santé de millions de Canadiens. Chaque année, au moins 4,7 millions de Canadiens comptent sur les chiropraticiens pour les aider à gérer le lourd fardeau que représentent les douleurs et les troubles musculosquelettiques. Les chiropraticiens, qui pratiquent l’une des professions de soins de santé primaires les plus importantes au Canada, offrent des thérapies manuelles non invasives, exemptes de médicaments et fondées sur des données probantes.

-30-

Simone Lai, directrice associée, Marketing et communications

slai@chiropractic.ca

416-585-7902 X 247